Règlementation de l’audioprothésiste

Décret sur l’aménagement du local d’activité des audioprothésistes

La règlementation de l’audioprothèsiste l’oblige a disposer d’un cabinet et d’une cabine insonorisée, communément appelée une salle de mesures audioprothétique d’un volume minimum de quinze mètres cubes. Dans les deux cas, le niveau de bruit dans les conditions normales d’utilisation ne doit pas excéder quarante décibels en niveau constant sur une durée de mesure d’une heure, ce temps de réverbération ne doit pas, pendant les mesures audioprothètiques y être supérieure à 0,5 seconde à la fréquence de 500 hertz. L’audioprothèsiste doit également disposer d’une salle d’attente distincte de la salle de mesures audioprothètiques. Le laboratoire doit être isolé de la salle de mesure audioprothétiques notamment lorsqu’il y a fabrication d’embouts ou de coques.

L’audioprothésiste est dans l’obligation de disposer dans ses locaux du matériel suivant.

Matériel de mesure audioprothètique :

La réglementation de l’audioprothèsiste implique à celui-ci de disposer d’un certains nombre d’outils comme un audiomètre tonal et vocal classe A normalisé ou un ensemble audiométrique équivalent comportant des sorties sur écouteurs, vibrateur, haut-parleur. Un système de localisation sonore composé d’au moins trois haut-parleurs distants d’un mètre au par rapport au sujet testé ; un dispositif permettant l’équilibrage des prothèses stéréophoniques ; une boucle magnétique ; un dispositif permettant d’effectuer des tests d’audition dans le bruit ; un dispositif de conditionnement audiométrique adaptable aux aptitudes psychomotrices du sujet testé, comprenant notamment en cas d’appareillage du jeune enfant un matériel d’audiologie infantile ; un dispositif permettant de tester l’efficacité des prothèses auditives vis-à-vis de différents moyens de communication ; une chaîne de mesure électro-acoustique permettant de contrôler les caractéristiques des amplificateurs correcteurs de l’audition, gain ou formule acoustique, distorsions, niveau de sortie ; un sonomètre de précision normalisé.

Le Matériel et produits nécessaires aux prises d’empreintes des produits auditifs, otoscope éclairant, miroir de Clar pour l’examen du conduit auditif externe, seringues à empreintes, spéculum d’oreille. Matériel d’entretien nécessaire à la maintenance des amplificateurs correcteurs de l’audition et des embouts.

Réglementation de l’audioprothèsiste

Article L4361-1

Modifié par la Loi n°2005-102 du 11 février 2005 – art. 81 JORF 12 février 2005
Est considérée comme exerçant la profession d’audioprothésiste toute personne qui procède à l’appareillage des déficients de l’ouïe.

Cet appareillage comprend le choix, l’adaptation, la délivrance, le contrôle d’efficacité immédiate et permanente de la prothèse auditive et l’éducation prothétique du déficient de l’ouïe appareillé.

La délivrance de chaque appareil de prothèse auditive est soumise à la prescription médicale préalable et obligatoire du port d’un appareil, après examen otologique et audiométrique tonal et vocal.

Article L4361-2

Modifié par Ordonnance n°2008-507 du 30 mai 2008 – art. 38
Les audioprothésistes sont tenus de faire enregistrer sans frais leurs diplômes, certificats ou titres auprès du service de l’Etat compétent ou de l’organisme désigné à cette fin. En cas de changement de situation professionnelle, ils en informent ce service ou cet organisme.
Il est établi, pour chaque département, par le service de l’Etat compétent ou l’organisme désigné à cette fin, une liste de cette profession, portée à la connaissance du public.
Peuvent exercer la profession d’audioprothésiste les personnes titulaires d’un diplôme, certificat ou titre mentionné aux articles L. 4361-3 et L. 4361-4 enregistré conformément au premier alinéa.

L’audioprothésiste, lors de la délivrance de l’autorisation ministérielle d’exercice, et le prestataire de services, lors de sa déclaration, doivent posséder les connaissances linguistiques nécessaires à l’exercice de la profession et celles relatives aux systèmes de poids et mesures utilisés en France.

Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret.

Article L436 Ordonnance n°2008-507 du 30 mai 2008 – art. 38

Les diplômes, certificats ou titres mentionnés à l’article L. 4361-2 sont le diplôme d’Etat d’audioprothésiste délivré après des études préparatoires et des épreuves dont le programme est fixé par décret ou tout autre diplôme, certificat ou titre permettant l’exercice de la médecine en France.

L’audioprothésiste peut faire usage de son titre de formation dans la langue de l’Etat qui le lui a délivré. Il est tenu de faire figurer le lieu et l’établissement où il a été obtenu.L’audioprothésiste exerce son activité sous le titre professionnel français.

Article L4361-4

Modifié par LOI n°2009-179 du 17 février 2009 – art. 38
L’autorité compétente peut, après avis d’une commission composée notamment de professionnels, autoriser à exercer la profession d’audioprothésiste les ressortissants d’un Etat membre de la Communauté européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui ont suivi avec succès un cycle d’études postsecondaires et qui, sans posséder l’un des diplômes, certificats ou titres prévus à l’article L. 4361-3, sont titulaires :


1° D’un titre de formation délivré par l’autorité compétente d’un Etat, membre ou partie, qui réglemente l’accès à cette profession ou son exercice, et permettant d’exercer légalement ces fonctions dans cet Etat ;

2° Ou d’un titre de formation délivré par l’autorité compétente d’un Etat, membre ou partie, qui ne réglemente pas l’accès à cette profession ou son exercice. Les intéressés fournissent un certificat de l’autorité compétente de cet Etat attestant de leur préparation à cette profession et justifient de son exercice à temps plein pendant deux ans au cours des dix dernières années dans cet Etat ou de leur exercice à temps partiel pendant une durée correspondante au cours de la même période ;

3° Ou d’un titre de formation délivré par un Etat tiers et reconnu dans un Etat, membre ou partie, autre que la France, permettant d’y exercer légalement la profession et dans lequel l’intéressé a acquis une expérience professionnelle pertinente, dont il atteste par tout moyen.

Dans ces cas, lorsque l’examen des qualifications professionnelles attestées par l’ensemble des titres de formation et de l’expérience professionnelle pertinente fait apparaître des différences substantielles au regard des qualifications requises pour l’accès et l’exercice de la profession en France, l’autorité compétente exige que l’intéressé se soumette à une mesure de compensation qui consiste, au choix du demandeur, en une épreuve d’aptitude ou en un stage d’adaptation.

La délivrance de l’autorisation d’exercice permet au bénéficiaire d’exercer la profession dans les mêmes conditions que les personnes titulaires de l’un des diplômes, certificats ou titres mentionnés à l’article L. 4361-3.

Article L4361-5

Modifié par la Loi n°2005-102 du 11 février 2005 – art. 81 JORF 12 février 2005

Par dérogation aux dispositions de l’article L. 4361-2, sont habilitées à poursuivre l’exercice de la profession d’audioprothésiste :

1° Les personnes pourvues d’un certificat d’études techniques d’acoustique appliquée à l’appareillage de prothèse auditive délivré par les facultés de médecine, les facultés de pharmacie ou les facultés mixtes de médecine et de pharmacie ;

2° Sous réserve d’y être autorisées par une commission nationale de qualification instituée par arrêté des ministres chargés des anciens combattants, de l’enseignement supérieur et de la santé, les personnes justifiant avoir procédé régulièrement à l’appareillage des déficients de l’ouïe pendant au moins cinq années avant le 4 janvier 1967 ;

3° Sous réserve de satisfaire aux épreuves d’un examen professionnel probatoire dont les conditions sont fixées par un arrêté des ministres chargés des anciens combattants, de l’enseignement supérieur et de la santé :

a) Les personnes mentionnées au 2° qui n’ont pas reçu l’autorisation de la commission nationale de qualification ;

b) Les personnes ayant procédé régulièrement à l’appareillage des déficients de l’ouïe pendant une période inférieure à cinq années, antérieurement au 4 janvier 1967.

Entre le 3 janvier 1967 et la date de la décision de la commission nationale de qualification ou du résultat de l’examen professionnel probatoire, les personnes mentionnées aux 1°, 2° et 3° sont temporairement habilitées à poursuivre l’exercice de la profession d’audioprothésiste. Toutefois, elles doivent avoir déposé leur dossier de candidature avant une date fixée par décret.

Article L4361-6

Modifié par la Loi n°2005-102 du 11 février 2005 – art. 81 JORF 12 février 2005

L’activité professionnelle d’audioprothésiste ne peut être exercée que dans un local réservé à cet effet et aménagé, selon des conditions fixées par décret, afin de permettre la pratique de l’audioprothèse définie au deuxième alinéa de l’article L. 4361-1.

Article L4361-7

Modifié par la Loi n°2005-102 du 11 février 2005 – art. 81 JORF 12 février 2005

La location, le colportage, les ventes itinérantes, les ventes dites de démonstration, les ventes par démarchage et par correspondance des appareils de prothèse auditive sont interdits.

Article L4361-8

Modifié par la Loi n°2005-102 du 11 février 2005 – art. 81 JORF 12 février 2005

Tout changement de résidence professionnelle hors des limites du département oblige à une nouvelle inscription et à la radiation de l’ancienne.

Un audioprothésiste ne peut être inscrit que dans un seul département.

Article L4361-9

Créé par Ordonnance n°2008-507 du 30 mai 2008 – art. 38

L’audioprothésiste, ressortissant d’un Etat membre de la Communauté européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui est établi et exerce légalement les activités d’audioprothésiste dans un Etat, membre ou partie, peut exécuter en France des actes professionnels, de manière temporaire et occasionnelle, sans avoir à procéder à l’enregistrement prévu par l’article L. 4361-2.

Lorsque l’exercice ou la formation conduisant à la profession n’est pas réglementé dans l’Etat où il est établi, le prestataire de services doit justifier y avoir exercé pendant deux ans au moins au cours des dix années précédentes.

Le prestataire de services est soumis aux règles relatives aux conditions d’exercice de la profession, à l’usage du titre professionnel ainsi qu’aux règles professionnelles, déontologiques et disciplinaires applicables à la profession.

L’exécution de ces actes est subordonnée à une déclaration écrite préalable, établie en français, lors de la première prestation ou en cas de changement matériel dans la situation du prestataire.

Les qualifications professionnelles du prestataire sont vérifiées par l’autorité compétente après avis d’une commission composée de professionnels, avant la première prestation de services. En cas de différence substantielle entre les qualifications du prestataire et la formation exigée en France, de nature à nuire à la santé publique, l’autorité compétente demande au prestataire d’apporter la preuve qu’il a acquis les connaissances et compétences manquantes notamment au moyen de mesures de compensation.

Le prestataire de services peut faire usage de son titre de formation dans la langue de l’Etat qui le lui a délivré. Il est tenu de faire figurer le lieu et l’établissement où il l’a obtenu.

La prestation de services est réalisée sous le titre professionnel de l’Etat d’établissement rédigé dans l’une des langues officielles de cet Etat. Toutefois, dans le cas où les qualifications ont été vérifiées, la prestation de services est réalisée sous le titre professionnel français.

Toutes la réglementation de l’audioprothèsiste sur conversons ensemble

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