Le mouvement “Avenir de l’audioprothèse” a invité la presse professionnelle et généraliste

La nouvelle approche de l’abaissement fréquentiel
7 juillet 2015

Le mouvement “Avenir de l’audioprothèse” a invité la presse professionnelle et généraliste

Avenir de l’audioprothèse

Le jeudi 2 juillet, le mouvement “Avenir de l’audioprothèse” a invité la presse professionnelle et généraliste autour d’un petit-déjeuner pour faire le point sur l’actualité et les problématiques actuelles liées à la perte de l’audition.
Le président de l’unsaf Luis Godinho, Guillaume Flahault president du SYNEA et ÉRIC Bizaguet président d’honneur et délégué general chargé de mission auprés des pouvoirs publics du CAN -Collège national d’audioprothèse- se sont entretenus avec une dizaine de journalistes.

Au cours de la matinée, Éric Bizaguet a introduit la conférence en s’appuyant sur les récents travaux d’Hélène Amieva sur le lien entre déclin auditif et accélération du déclin cognitif. Les travaux de Grapsanté et aussi l’étude américaine –The Johns Hopkins School of medicine- publiée en 2013 ont également été présentées. Éric Bizaguet conclua que « si la perte d’audition non corrigée est associée à une accélération du déclin cognitif chez les personnes âgées, le processus peut être freiné voir inversé par le port d’appareils auditifs. Surtout, mettait-il en avant, le coût du non-appareillage se compte aujourd’hui en milliards d’euros pour le compte de notre société ! Le coût d’une personne non appareillée s’élève à 473 euros par personne et par an » et « comme beaucoup de dispositifs médicaux, sont à ce jour très mal remboursés. Mais qui, dans ce cas, permettraient de faire en aval d’importantes économies » les représentants de la profession ont ainsi défendu la revalorisation de la prise en charge des aides auditives.

Quant à Guillaume Flahault et Luis Godinho, ils ont enuméré les démarches en cours auprès des services publiques afin de revaloriser le remboursement des prothèses auditives ainsi que les problématiques actuelles notamment en front avec les OCAM.

« Avenir de l’audioprothèse » souhaite aujourd’hui devenir leur « partenaire incontournable » de négociation, afin de cadrer leurs futurs appels d’offres dans le domaine de l’audioprothèse. Rappelant les récentes avancées obtenues avec Kalivia, Guillaume Flahault précisait : « Les Ocam sont une opportunité à condition qu’elles jouent leur rôle et qu’elles ne se substituent pas aux audioprothésistes ou à l’Assurance maladie obligatoire. Leur rôle est d’améliorer la prise en charge, problème numéro un de l’audioprothèse en France (les dépenses publiques (AMO) s’élèvent à 110 millions d’euros en audio contre 190 millions d’euros en optique. Les Ocam versent quant à elles 3,6 milliards d’euros pour l’optique contre 250 millions d’euros en audio, soit un rapport de 1 à 14 !). C’est-à-dire que l’audio représente 1 % des dépenses de l’Assurance maladie complémentaire… Il reste donc du chemin à parcourir ! expliquait-il. Aussi, nous souhaitons considérer les Ocam comme des partenaires. Nous les rencontrons, nous faisons de la pédagogie auprès d’eux, afin de leur expliquer ce qu’est réellement le métier d’audioprothésiste. Ils doivent donc en retour nous considérer comme des partenaires. « Avenir de l’audioprothèse » regroupe les instances représentatives de la profession, coordonnées, constructives ; nous représentons 90 % de la profession ! »

Guillaume Flahault a, au cours de cette matinée, profité pour revenir les renseignements des discussions avec la plate-forme de soins Kalivia « Ces discussions ont permis des avancées en faveur du patient et de son parcours de santé (CP du 10 juin): nous avons obtenu la réouverture de l’appel d’offres jusqu’au 9 juillet, certains points, sources d’inquiétude pour les audios, ont été modifiés (document complémentaire annexé à la charte). Cependant, d’autres craintes subsistent pour lesquelles un accord 100 % satisfaisant n’a pas été obtenu. Aussi, nous avons pris date pour le prochain appel d’offres de Kalivia (V3) ».

 

Par-dessus tout, Guillaume Flahault mettait en avant « ces discussions serviront de référence en termes de démarche et de méthode afin d’établir les termes d’un conventionnement avec les autres plates-formes de soins ». En particulier, il faut que les plates-formes considèrent les organisations professionnelles comme les interlocuteurs légitimes pour définir les termes d’un conventionnement. « Nous voulons rencontrer les autres plates-formes (Santéclair, Itelis) afin de définir un cadre bien en amont qui prenne en compte les spécificités de notre métier, notamment celles qui sont décrites dans le Code de la Santé publique » en conclusion.