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Avenir de l’audioprothèse

Audioprothèse : les syndicats s’unissent pour l’avenir des appareils auditifs

Le lundi 26 février a été lancé l’initiative « Avenir de l’audioprothèse » par l’intermédiaire du Syndicat National des Entreprises de l’Audition (SYNEA), le Syndicat National d’Audioprothésistes (Unsaf) ainsi que le Collège National d’Audioprothèse (CNA) dans le but de défendre le métier d’audioprothésiste en fédérant les acteurs du secteur afin de parler d’une même voix.

En effet, fédérer l’activité des audioprothésistes a pour but de gagner en légitimité auprès des pouvoirs publics, mais également auprès du grand public. L’objectif de cette initiative est d’interpeller les décideurs dans l’intérêt de l’augmentation de la prise en charge de l’audioprothése par les organismes complémentaires de santé.

Guillaume Flahault actuel président du SYNEA a par conséquent stipulé les critères des OCAM qui impliquent nécessairement d’incorporer plus de libertés dans les choix des patients tout en diminuant la différence des remboursements et donc, systématiquement, les directives qui leurs sont posées ; la reconnaissance de la qualité des services liés à l’appareillage dans l’intérêt de la réussite de celui-ci ; l’exclusion de la contrainte prix qui impact forcement la qualité des prestations et des produits à la clé ; et la reconnaissance mutuelle et l’indépendance de chacun des métiers dans le but d’exclure notamment la relation clients/fournisseurs par la mise en place de procédures d’appareillages par les organismes de santé. En précisant l’exclusion de certains fabricants et surtout de certains produits ainsi que la définition des prix des OCAM qui pourraient être différents entre eux.

« Ne laissons pas des tiers se substituer à l’audioprothésiste dans l’exercice de ses fonctions » conclua Guillaume Flahault.

Luis Godinho, président de l’Unsaf a quant à lui précisé que selon la loi, seul les audioprothésistes ont légalement le droit de procéder à l’équipement de prothèses auditives   ainsi que la responsabilité du choix du suivi de ceux-ci. Par ailleurs, le président de l’Unsaf a également dénoncé la forte hétérogénéité des services en fonction des plateformes dont appartiennent les patients. En effet, les tarifs plafonds sont équivoques d’une plate-forme à une autre. D’autant plus qu’un audioprothésiste peut être amené à pratiquer des prix différents pour un même produit si celui-ci est affilié à plusieurs plates-formes tout en rappelant que des tarifs tirés vers le bas entrainent systématiquement une baisse de la qualité de la prestation.

Le président du Collège National a énoncé que la restriction du choix des prothèses auditives peut avoir des conséquences sur le client et, au contraire, il faut que le patient dispose d’un appareil répondant strictement à ses besoins et non en fonction de sa situation.

L’avenir de l’audioprothése insiste donc sur la liberté de choix des patients tout en assurant une prestation de qualité afin d’assurer l’appareillage. Les syndicats ont posé les bases d’un discours visant à instauré un dialogue avec les complémentaire santé pour instaurer un gage de qualité et de pérennité de l’appareil auditif.