Audioprothésiste

Audioprothésiste, des prestations indissociables à la vente d’une prothèse auditive

Depuis 2008, le code de la sécurité sociale (Article L165-9) identifie dans le travail de l’audioprothésiste un ensemble de prestations déterminées comme indissociables à la vente d’un appareil auditif.

Cette disposition est cohérente :

– en fait, avec la réalité du fonctionnement d’une prothèse auditive, cette dernière ne pouvant  à l’évidence être d’aucune utilité  – sinon s’avérer dommageable pour le porteur :

* si elle n’a pas fait l’objet d’une adaptation initiale à la fois anatomique (prise d’empreinte du conduit auditif et personnalisation de la morphologie de l’appareil) et électronique (personnalisation du traitement du signal). Il faut sur ce dernier point rappeler qu’une prothèse auditive n’est pas qu’un simple amplificateur mais vise à corriger une dégradation de la perception auditive pour certaines fréquences sonore.

* si le patient n’est pas correctement informé et formé sur l’utilisation en fonction des situations sonore, la manipulation,  et l’entretien d’appareils technologiques complexes ;

* sans un suivi prothétique régulier et un contrôle de l’appareil dans le temps permettant notamment de l’adapter aux besoins du patient.

D’un strict point de vue économique, il découle de cela que l’appareil est dépourvu de valeur (d’utilité) sans ces prestations.

– En droit, avec l’article L4361-1 du code de la santé, qui tire les conséquences de ce qui précède en disposant que l’appareillage des déficients de l’ouïe comprend à la fois « le choix, l’adaptation, la délivrance, le contrôle d’efficacité immédiate et permanente de la prothèse auditive et l’éducation prothétique du déficient de l’ouïe appareillé ».

Cette cohérence fait que la reconnaissance du caractère indissociable de la vente d’un appareil et des prestations d’audioprothèse est judicieuse du point de vue des politiques publiques :

– du point de vue des comptes sociaux et de l’efficacité du dispositif d’assurance sociale, pour l’appréciation du SMR. Ce dernier ne peut en effet s’envisager sur la seule base de l’appareil, puis qu’aucun SMR n’est possible sans les prestations d’audioprothésistes ; pas plus qu’il ne peut s’établir abstraitement sur la seule base de ces prestations qui n’ont de sens que sur un appareil donné pour un  patient donné !

– du point de vue de la prévention et de l’éducation thérapeutique du patient. Cessez de présenter ces prestations comme indissociables pourrait amener les patients à vouloir, dans un souci d’économie, s’en dispenser, ce qui conduirait immanquablement à une perte d’efficacité des prothèses acquises et donc à une situation paradoxale où des personnes équipées n’en seraient pas moins exposées à une perte auditive et à la perte cognitive qui en résulte.

– du point de vue de la protection du patient-consommateur : le fait de considérer que les prestations de suivi prothétique sont indissociables de la vente de l’appareil implique que l’audioprothésiste s’engage d’emblée pour cinq ans, et pour une somme fixée d’avance,  à assurer ces prestations. Au contraire, l’établissement de devis séparés pourrait se traduire par une multiplicité de tarifs et un risque de coûts supplémentaires pour les personnes appareillées, chaque  visite au centre d’audioprothèse pouvant être tarifée indépendamment.

Cette reconnaissance du caractère indissociable de la prothèse et des prestations d’audioprothése est d’ailleurs compatible avec l’exigence de transparence et d’information du patient-consommateur quant à la formation du prix du produit.

C’est ainsi que le code de la sécurité sociale (art L165-9, art. D. 165-1 et art. D. 165-2) impose à tout audioprothésiste de remettre à l’assuré, avant la vente, un devis normalisé faisant ressortir de façon distincte :

  • le prix (HT et TTC)  de l’appareil électronique correcteur de surdité proposé – et le SYNEA s’engage à ce propos à afficher systématiquement dans les centres d’audioprothèses  les prix par gamme d’appareil et en particulier les prix d’entrée de gamme ;
  • le prix global (HT et TTC) de ces prestations indissociables.

Le SYNEA estime qu’il est possible, en tirant pleinement les conséquences de ce caractère indissociable des prestations et de la vente, d’aller plus loin dans le sens de la protection et de l’information du consommateur :

– Compte-tenu de la nécessité de ces prestations de réglage pour que l’appareillage soit efficace, les entreprises du SYNEA  s’engagent à suivre la recommandation de la Haute autorité de santé qu’une période d’essai minimum de 15 jours soit laissée aux usagers pour tester leur audioprothèse.

Les conseils Conversons pour un appareillage réussi

Prendre un rendez-vous avec un audioprothésiste est une des premières étapes d’un appareillage réussi après avoir consulté votre médecin ORL, seul à être habilité à poser un diagnostic médical.

En effet, avant d’acheter un appareil auditif, il faut commencer par le début ! Prendre un rendez vous chez un médecin ORL et munissez d’une ordonnance.AudioprothésisteN’hésitez pas ensuite à prendre contact avec un audioprothésistes conversons.

À ce stade, l’audioprothésiste, effectuera un bilan auditif complet. Il devra évaluer votre gêne, cibler vos besoins en fonction de votre vie professionnelle et privée, votre motivation ainsi que vos antécédents médicaux.

Ensuite, Il devra examiner vos conduits auditifs, faire une série de tests médicaux afin d’évaluer la baisse de notre audition. Cette étape sera réalisée avec vous et permettra à l’audioprothésiste d’effectuer une anamnèse détaillée. Il analysera et déterminera la solution qui vous conviendra le mieux.

Une fois qu’il aura scrupuleusement effectué ses actions, il devra vous remettre un devis qui énoncera clairement le prix des appareils auditifs. Il comprendra également la référence commerciale, la marque, le modèle, la garantie, tous les accessoires incluent dans l’offre qu’il vous propose nécessaires aux correcteurs auditifs. Toutes ses informations devront paraître dans le devis effectué par le spécialiste de l’audition pour chaque oreille.

Le devis comportera également la prestation nécessaire à la mise en route, aux divers réglages, au suivi de l’appareillage par le professionnel ainsi que le coût à être clairement stipulé. Et enfin le prix total récapitulant tous les points vue ci-dessus.

À ce devis devra être joint la fiche technique des aides auditives proposées ainsi qu’une annexe détaillant les prestations que l’audioprothésiste effectuera. L’Audioprothésiste doit la première année effectuer, un suivi réparti sur trois rendez-vous le 3éme, le 6éme et le 12éme mois pour ensuite effectuer un suivi semestriel.

Notre conseil : Pour faire le bon choix, faite un essai gratuit de l’appareil auditif. Parce que le rôle de notre audioprothésiste est de rechercher, avec vous, la solution la mieux adaptée à vos besoins, à notre mode de vie. Il doit nous proposer de tester, chez vous, l’appareil afin de juger que celui-ci correspond bien à vos attentes.

Voir un exemple de devis normalisé

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